Country – Line Danse

Country & line Dance – Tarif 240 €

Cours le mardi

POUR LES DEBUTANTS :  de 17 h à 18 h 15

POUR LES AVANCES : 18 H 15 à 20 h

La danse country. Un moyen d’Expression corporelle mais aussi culturelle…

Sources : Différents sites Web dont Country Webzine, Histoire de la Country Music etc….

 Pour bien comprendre l’évolution de la danse country, sous ses aspects les plus divers, aussi bien l’incorporation des rythmes dans sa musicalité (Valse, Blues, Jazz, Cha Cha, Rumba,…), que la diversité des danses (danse en ligne, de partenaires, de couple…), il faut s’attarder, un instant, sur la danse au sens générique du terme, cette expression artistique et culturelle.

Mais la danse est plus qu’une expression individuelle,  elle demeure avant tout un divertissement.  Pratiquée par un groupe, elle devient une expression culturelle, mais dans tous les cas, la danse est révélatrice d’un mode de vie.  C’est pourquoi s’ajoutent aussi des accessoires tels que vêtements, ustensiles, chapeaux… qui la singularisent.  Dès lors, la danse possède des aspects psychiques non négligeables.  Les effets de la danse vont au delà du simple plaisir corporel, puisqu’elle  permet de véhiculer des idées, des émotions, voire même de l’histoire.  Elle apporte surtout un très net sentiment d’appartenance et d’unité à un groupe animé par les mêmes mouvements et un rythme commun.

La renaissance…

Tout simplement, n’en déplaise aux puristes, la « Danse Country » a su réussir l’intégration des accents nouveaux à travers son histoire, et loin de rester figé, ce loisir a incorporé les spécificités des nouvelles danses, poursuivant ainsi son évolution. Le « West Coast Swing, Boogie, Cha Cha, East Coast Swing », tous ces styles viennent complémenter les ‘Classiques’ et sa diversité.  Les danses « en ligne, de couple et de partenaires » deviennent alors garantes de son succès.

Au Québec, c’est à la fin des années 1980 et début des années 1990 que la « Danse Country » fait son apparition.  Les états du Sud et de l’Ouest américain attirent de plus en plus le tourisme de chez nous, tous à la recherche de nouveautés et surtout venus faire le plein de soleil. Plusieurs y découvrent ce style de musique que l’on appelle « Country », interprété soit par des groupes ou bien des individus et sur lequel de nombreuses personnes démontrent leur talent de danseurs sur une chorégraphie bien établie. Ils découvrent alors cette forme d’ art que l’on appelle « Danse Country ». Ils en reviendront emballés et prêts à tout pour satisfaire leur curiosité et aussi leur appétit. Pour ce faire, plusieurs n’hésiteront pas à faire des voyages outre frontière à tous les mois, allant même jusqu’à Nashville pour y apprendre les toutes dernières chorégraphies. Une tendance vient de naître, et par le fait même une demande est créée.

Nous en sommes également aux premières années des « Festivals Country ». Certes, quelques-uns roulent leur bosse depuis déjà un certain temps. Mais un phénomène nouveau apparaît vers les années 1992. Pour  combler les intermissions lors des spectacles, on commence à y diffuser de la « Musique Country », mais pas n’importe laquelle, celle de nos voisins du Sud. Le succès est instantané,  les planchers de danse se remplissent, en grande partie bien sûr de débutants, mais n’était-ce pas là un moyen de faire connaître ce nouveau style de danse. Un mouvement qui n’aura de cesse de s’accentuer. Les années qui suivront verront naître un courant sans précédent.

Aujourd’hui…

Aujourd’hui, le nombre d’adeptes de la « Danse Country » se chiffre par milliers, pour ne pas dire par dizaines de milliers. Cette vague qui déferle sur nous voit naître annuellement plusieurs centaines de nouveaux adeptes. Ce courant suit indéniablement la même courbe de progression que celle des écoles de danse. Nous pouvons appeler cela le jeu de l’offre et de la demande.

Depuis quelques années, on voit naître des festivals dédiés particulièrement à la « Danse Country » qui a permis de faire évoluer encore plus la « Danse Country ». Un effet « boule de neige » a été créé. Du petit nombre qu’ils étaient au début des années 1990, ce nombre a été multiplié pour ainsi dire par dix.  montrer au public en général, ce grand plaisir qu’est ce loisir.

Que dire de nos chorégraphes québécois, si ce n’est qu’au début des années 1990, la grande majorité des chorégraphies enseignées nous provenaient, soient des États-Unis, d’Angleterre, d’Europe ou du Canada anglais.  Ce ne sera que quelques années plus tard que nous verrons apparaître les premières chorégraphies conçues par des gens d’ici. 

Dans un autre contexte, la « Danse Country » a su s’adapter à un autre élément de taille. Cet élément s’appelle l’Internet. Si cette dernière en est rendue là où elle est aujourd’hui, c’est aussi en grande partie grâce à l’Internet. Ce qui était long et fastidieux au début est devenu tellement plus facile. D’un simple toucher, il est possible maintenant d’obtenir une foule de renseignements sur tout ce qui concerne la « Danse Country ».

Conclusion…

Espérant vous en avoir appris un peu plus sur la « Musique Country ».  Son histoire est bien présente et personne ne peut l’ignorer.  En ce qui a trait à la « Danse Country », son passé est beaucoup plus récent que l’on ne saurait le croire.  Sa courte histoire est maintenant écrite, la suite reste à venir.  Nul doute que nous y serons pour quelque chose dans cinq ans… dix ans… qui sait…

Historique

.  Musique préférée des blancs du sud des États-Unis, elle appartient à l’histoire américaine, traçant une ligne continue entre les pionniers et l’Amérique d’aujourd’hui.  La Musique Country a évolué par étapes successives mêlant ses propres genres à d’autres cultures venues d’Europe ou d’Afrique, mais elle est également liée à la géographie de son pays. il n’y a donc pas ‘une’ Danse Country mais de multiples courants qui intègrent de nombreuses spécificités venues des danses telles que ‘valse, polka, mazurka, square, cuban…’ dont elles sont issues.

Lorsque les immigrants anglais et irlandais s’installent dans le massif des Appalaches, ils doivent affronter des conditions de vie rudes et misérables.  Le dimanche, on se retrouve à l’église pour prier, chanter des cantiques et des airs traditionnels celtiques.  En quittant l’Europe, l’anglais avait apporté avec lui dans son bagage, son violon, c’est cela que découvrira l’explorateur « Cecil J. Sharp » en 1916 : une tradition intacte et quasi inaltérée.  Il collecte environ 1700 ballades anglaises, écossaises et irlandaises, qu’il annote et qui constitueront une documentation remarquable sur les début de la Musique Country.  Mais l’Amérique s’industrialise très vite, et vers la fin de 19ème siècle, l’exploitation du charbon dans les Appalaches commence.  Pour cela, il faut des routes, parfois des voies de chemin de fer.  C’est ainsi que le massif s’ouvre à la civilisation.  Si beaucoup de blancs arrivent, il y a aussi de nombreux noirs qui fuient leur condition de vie (esclavage…).    Ceux-ci amènent avec eux la guitare (qu’ils avaient eux-mêmes repris aux Vaqueros Mexicains).  Mais cet instrument est difficile à fabriquer et coûteux.  C’est ainsi qu’au début du 20èmesiècle se développe le banjo, car il a l’avantage d’être facile à fabriquer et plus aisé à la fusion des Appalaches.  La fin du 19ème et le début du 20èmesiècle voient une nouvelle vague d’immigrants arriver.  Ils viennent d’Europe et amènent avec eux leur tradition : Italie (mandoline), Tchèque et Polonais (valses, polka…).  Parallèlement à tout cela, les îles Hawaii sont annexées par les États-Unis en 1898, et attirent l’engouement de Américains pour ce territoire.  Là subsiste une guitare introduite par les Mexicains en 1830, mais dont les Hawaiiens modifient le jeu : à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes.  Ce sont les spectacles hawaiiens qui sillonnent les États-Unis depuis l’annexion en 1898, qui font découvrir aux Américains leur musique et cette nouvelle guitare (nouvelle façon aussi d’en jouer).  Leur jeu est virtuose et rempli de swing, ce qui a pour effet de stupéfier les Américains.  C’est en 1915 que les premiers enregistrements de musiciens hawaiiens sur le territoire américain se feront, et auront pour conséquence de devenir un élément à part entière de la Musique Country.

C’est dans les années 1930 qu’est né le « Western Swing » au Texas.  Un État alors relativement peu peuplé.  Mais le pétrole change tout cela et attire de nombreuses personnes dans ces lieux semi-désertiques, alors ouverts à toutes sortes de musiques, mais surtout influencés par le jazz de la Nouvelle-Orléans et la musique mexicaine.   Les nouveaux habitants apportent avec eux la tradition de leur région, notamment celle des orchestres à cordes des Appalaches. Les orchestres eux aussi s’agrandissent  y ajoutant des cuivres comme à la Nouvelle-Orléans, une section rythmique basse, batterie, et ensuite des instruments électriques empruntés au blues et au jazz.

La musique texane des années 1930 sert surtout à distraire et à faire danser.  Cette musique dégage par-dessus tout un swing irrésistible, d’où le nom qu’on lui a progressivement attribué.  De nombreux artistes de « Western Swing » ont également joué dans des westerns cinématographiques. Cependant le « Western Swing » a ouvert la voie à tous les autres genres de la Musique Country, dans laquelle on a introduit l’improvisation instrumentale.  Il existe deux phénomènes musicaux particuliers qu’il ne faut pas négliger.  Il s’agit tout d’abord de la musique cajun, qui se caractérise par une prédominance du folklore français imbibé de blues noir et de violon Appalachien.  À côté du traditionnel violon,  l’instrument privilégié de la musique cajun, il y a l’accordéon apporté par les allemands au cours du XIXième siècle.  La musique cajun va incorporer à ses composantes d’autres  éléments comme le « Western Swing » et le Rythm and blues noir des années 40.

Né vers les années 1940, le « Honky Tonk » prend ses racines  dans la grande crise de 1930. Le « Honky Tonk » est le prolongement logique de la Musique Country dans son histoire.  En fait, il succède au « Western Swing » au fur et à mesure que la formule des grands orchestres devient plus viable.  La formation d’un groupe de « Honky Tonk » est souvent la même : un chanteur (souvent guitariste), une guitare électrique, un violon, un piano, une contrebasse, une batterie et une steel guitare qui devient un instrument prédominant à cette époque, et qui aujourd’hui reste encore un emblème du country.   Dans les années 1940 – 1950, le « Honky Tonk » est triomphant, faisant même l’unanimité,  le « Bluegrass » est à son heure de gloire dans les années 1940 à 1950.   La particularité du « Bluegrass » est la succession de solistes, souvent virtuoses, qui improvisent, choses reprises aux petites formations de jazz, mais avec les instruments typiques du « Bluegrass », tels que la mandoline, guitare, banjo, contrebasse, dobro et violon.  Si le « Bluegrass » se veut réactionnaire vis-à-vis du « Honky Tonk » ou du « Western Swing », il n’en est pas moins révolutionnaire dans le jeu et l’originalité.

 Le « Hillbilly Boogie » a connu son heure de gloire dans la période 1940 – 1950 avec la ‘guitar boogie’ « d’Arthur Smith ».  On s’accorde à dire aujourd’hui que le « Hillbilly » va donner naissance au « Rockabilly », au « Rock ’n’ Roll » et au « Rythm ’an’ Blues » : mais il n’est nul besoin de se rappeler qu’un « Bill Haley » fut d’abord un chanteur de « Hillbilly Country ».  Cette évolution est vraiment essentielle pour la Musique Country, car elle donne ses racines à la Musique Country moderne appelée : la « Country and Western ».

Cajun… Cette musique est née fin du 18èmesiècle, mais fut influencée tout au long de son histoire. La musique « Cajun » est un mélange de genres musicaux et d’influences culturelles. Ses racines puisent dans le vieux folklore français des Cajuns, mais s’entendent aussi dans la musique américaine, amérindienne, allemande, espagnole et africaine.

Les colons français installés dans la province canadienne d’Acadie en 1604, furent déportés par les Anglais au milieu du XVIIIième siècle, trouvant refuge en Louisiane dans les marécages (Bayous) de la région de Lafayette.  La Louisiane devenant américaine en 1803, le peuple cajun maintint la tradition musicale, l’instrument traditionnel était à l’origine le violon, mais l’accordéon diatonique s’est vite imposé au début du 20ème siècle.  À l’origine inspirée du folklore français, le Musique Cajun assimila successivement les influences des cultures musicales avoisinantes, utilisant outre l’accordéon, le ‘fiddle’ du « Western Swing » ainsi que les rythmes du blues, du rock de la Nouvelle-Orléans, mais en conservant dans le répertoire, des valses et ballades.  La Musique Cajun connaît deux styles : la « Cajun » proprement dit (traditionnel) et le « Zydeco » (style ‘haricot’) de « Clifton Chenier » dont le célèbre « Joe Blon » « d’Harry Choates » est reconnu comme un des plus grands succès de la Musique Country.   Mais la chanson la plus célèbre consacrée aux habitants des ‘Bayous’ est sûrement « Jambalaya » de Hank Williams »

Rockabilly…   Les termes « Rock » et « Roll » étaient usuellement employés par les chanteurs noirs pour inviter à la danse.  Mais une connotation érotique contenue dans un second degré les avait fait bannir du vocabulaire des chanteurs blancs. On sait que l’influence noire a été constante sur la Musique Country.  Avec le « Honky Tonk », c’est toute la Musique Country qui est imbibée d’influences noires.  Dès lors, la Musique Country comprend de plus en plus de « Boogie Woogie ».   « Arthur Smith, Merle Travis, Moon Mullican, Hank Williams » apparaissent comme les précurseurs du Rockabilly.  En 1952, « Alan Freed » va plus loin en proposant un programme radiophonique de musique rythmée du nom de « Moondog Rock and Roll Party » pour le public blanc, avec une majorité de chanteurs noirs.  Le succès sera tel qu’on donnera son nom à cette nouvelle musique.   Pendant la même période, « Bill Haley » un chanteur guitariste, fanatique de « Western Swing » et de « Rythm’ an’ Blues », connaît une grande popularité.  Avec « Rock Around The Clock » en 1955, « Bill Haley » transforme son succès en un véritable phénomène de société et fait du « Rock ‘n’ Roll » la musique des jeunes de toute l’Amérique.  C’est sous l’impulsion de « Sam Phillips » que ce nouveau genre de musique va se faire connaître véritablement.  « Sam Phillips » fasciné par le ‘feeling’ des chanteurs noirs se met à la recherche d’un jeune blanc qui serait capable de faire de même.  C’est au cours de l’été 1954 qu’il trouve l’homme qu’il lui faut.  Il s’agit d’un jeune camionneur, originaire de Tupelo, Mississipi.  Son nom « Elvis Aaron Presley ».  Il l’enregistra le 5 juillet 1954 en compagnie de « Bill Black » (bassiste) et de « Scooty Moore » (guitariste).  C’est à ce jour précis que le « Rockabilly » est né, étant un emprunt à la Musique Country et au blues noir, c’est à dire une synthèse du « Hillbilly Boogie » et du « Rock ‘n’ Roll » qui avaient été popularisés par « Bill Haley et Alan Freed ».  La voie est maintenant ouverte à cette nouvelle musique grâce à « Elvis Presley ».  Entre 1954 et 1958 le « Rockabilly » domine la Musique Country.  Le « Rockabilly » ne connaîtra en fait qu’un bref  ‘âge d’or’  puisque dès 1957 – 1958 il se dissout de plus en plus dans le Rock ‘n’ Roll, en oubliant ses traits caractéristiques.

Le New Country… Depuis le début des années 1980 et jusqu’à nos jours,  la Musique Country connaît un engouement considérable, devenant par là même, une industrie fort rentable et prospère.  Si comme on a pu le voir, chaque période de 20 à 30 ans a vu naître un style de country nouveau, tout en laissant la place aux anciens, les années 80 marquent une nouvelle ère.  Tous les styles de country ont été faits; maintenant, il s’agit d’élever le niveau musical, la qualité du son, etc…  Un même artiste peut très bien faire du « Bluegrass » du « Country Rock » du « Honky Tonk », à l’exemple de « Garth Brooks » dans son album « Scarecrow » qui réunit quasiment tous les styles de country existants.  Cependant, un artiste peut aussi rester dans un style précis, tout comme « Heater Myles » pour le « Honky Tonk ».  Le « New Country » est cette émergence de talents nouveaux qui, petit à petit remplacent les stars de l’époque qui, malheureusement disparaissent les unes après les autres, et qui arrivent avec un talent et un niveau musical bien souvent supérieurs.  Depuis le début des années 1980, la Musique Country s’est étendue au monde entier, notamment en Australie, en Suisse et en Allemagne.

Ces racines profondes…

Un rien d’imagination est nécessaire pour se représenter la vie des premiers immigrants irlandais, écossais, anglais, auxquels s’adjoignent allemands et français, mais on comprend facilement que cette vie de pionniers qui défrichent, cultivent, explorent, bâtissent, ne réservait que peu de temps aux loisirs et à la rêverie.  Alors quand, à l’occasion des fêtes familiales ou villageoises, le moment était venu de sortir le violon, le pipeau, c’était aussi l’instant privilégié pour chanter et danser en oubliant le dur labeur.  C’est ainsi que la danse country a trouvé ses sources profondes dans les folklores irlandais et écossais, en parallèle avec la musique country née dans la région des montagnes Appalaches au cours du 18ème siècle.  C’est l’époque de la « Old Time Music », principalement exécutée sur les seuls instruments que les immigrants avaient emportés avec eux et qui étaient facilement transportables en leur vie de nomades :  le violon principalement et quelques flûtes champêtres.  Musique aux accents nostalgiques, rêverie des terres lointaines… peut-être, mais aussi aux rythmes syncopés qui empruntaient ses premiers airs aux différentes danses du folklore irlandais, enrichis des autres musiques populaires.  Cette musique qui accompagnait les fêtes villageoises et familiales a donné naissance à la toute première expression de la danse country en couple.

Cette musique ‘rurale’ pour ‘country’ va vite trouver son originalité dans le sud des États-Unis, dans la région des plantations et du mélange de populations venues d’horizons très différentes avec chacune ses propres traditions.  C’est ainsi que cette danse de couple va rapidement intégrer une grande diversité de pas, de figures, de chorégraphies, témoin de la diversité de ses influences culturelles, en même temps que de nouveaux instruments à cordes, tels que mandoline, guitare sèche, banjo font leur apparition.  C’est l’époque de la conquête de l’Ouest, des Cow-boys,  des chevaux, des bottes de cuir, des chapeaux.  Le décor de la danse country y trouve son origine.

Ces danses en couple, pouvaient être exécutées en cercle, en frappant des mains, parce qu’elles étaient très influencées par la « Danse en Carré » anglaise, avec des couples qui s’échangent, les « mixer » que l’on trouve toujours dans le country et par le « Quadrille » français, qu’introduisent les immigrants de ces pays.  L’influence irlandaise aussi, notamment de la « Gigue » danse paysanne irlandaise dansée avec des sabots, ce qui provoquait un bruit rythmique, qui bien plus tard, américanisée, deviendra le « Tap Dance », danse de claquettes, aujourd’hui redevenu très en vogue.

En même temps que la « Danse de couple » traditionnelle évoluait vers une danse plus chorégraphiée, à plusieurs couples, devenant la « Danse en Carré », les cow-boys solitaires, qui de ranch en ranch avaient souvent une vie de nomades, s’associèrent aux danses, en dansant seul mais formant un groupe, en imitant les pas et figures des danseurs de couple.  Ils donnèrent naissance à ce formidable courant qui prit bien plus tard, au fur et à mesure de son organisation, le nom de « Danse en Ligne ».

Un grand courant d’expression de danse était né, en même temps que beaucoup d’autres expressions artistiques et corporelles qui vont jusqu’à la fin du 19èmesiècle asseoir chacune les bases techniques et artistiques des danses qui vont connaître leur pleine maturité dès le début du 20èmesiècle, période à laquelle une véritable explosion musicale donnera naissance à bien des nouveaux styles.  Cette diversité musicale essentiellement née du formidable « Melting Pot » des populations et des cultures de cette Amérique en pleine expansion a été rendue possible par l’évolution sans précédent des instruments de musique qui offraient par leur diversité les moyens d’un support illimité dans l’expression musicale, et donc dans son prolongement naturel, la danse.

Mais comment expliquer qu’un siècle plus tard, aujourd’hui donc, la vieille « Danse Country », expression rurale, soit toujours aussi prisée, peut-être encore davantage, par des populations éminemment urbaines ? Non, ce n’est sûrement pas un mystère !

Un passé récent… 

Si elle a su durer à travers le 20èmesiècle par son incomparable révolution musicale et artistique, c’est que la « Danse Country » a su s’adapter aux nouvelles tendances, se complexifier dans sa technique pour la rendre attrayante, épouser les courants musicaux pour maintenir sa modernité.  Elle a donc su évoluer sans pour autant perdre son caractère original qui, aux accents de « Polka », de « Mazurka », de « Valse » lui confère aujourd’hui encore toute sa particularité.

Aux États-Unis, en ce début de 20èmesiècle, les apports très diversifiés des populations immigrées donnèrent naissance, en se conjuguant, à de multiples formes de danses populaires qui vinrent reléguer « Valse, Mazurka, Polka », au rang de danses d’origine paysanne.  Apparurent « Danse en Carré, Tap Dance », puis avec l’évolution des courants musicaux, « Fox-Trot », et les rythmes latino-américains, « Rumba, Tango, Cha Cha, Salsa ».

Les mouvements syncopés et très rythmés des danses afro-américaines devinrent également très populaires avant la 2èmeguerre;  « Cakewalk et Charleston » sont des danses issues de ces courants, qui vont également venir influencer la ‘vieille’ danse country.

Période faste, s’il en est, que cette première partie du 20èmesiècle, dans l’évolution des danses « Lindy Hop, Jitterbug, Boogie Woogie, Jive, Méringué ».  Venant des États-Unis, apportés par les soldats et les nouvelles transmissions, de plus en plus de danses inédites, aux accents de ‘Swing’ de ‘Boogie’ de ‘Blues’ et de ‘Jazz’  firent leur entrée en Europe dans les bals populaires.  Mais c’est  incontestablement, dès les années 1950, issu du « Be-Bop », que le « Rock ‘N Roll » va prendre, pour longtemps, la première place, que ne détrôneront pas les autres danses, comme le « Twist ou le Hully Gully ».

En Europe une danse va faire connaître, indirectement, le style « Danse Country » en 1962.  Parce qu’elle se danse en ligne, parce qu’elle se danse en groupe, parce qu’elle offre cette convivialité, cet esprit de communion entre les danseurs qui exécutent au même rythme les mêmes pas :  il s’agit du « Madison ».   Le très grand succès de cette danse, à la chorégraphie simple mais précise  s’est confirmé depuis, dans toutes les manifestations dansantes, quand un air de style country était joué.  Le film « West Side Story » a largement contribué à sa diffusion.  C’est d’autant plus étonnant dans un contexte marqué par une évolution des danses d’expression ‘individualiste’ tels que « Jerk, Reggae, Pop » où le danseur évolue seul au gré de son inspiration, sans chorégraphie précise.